De la délicate question du bénévolat…

Le bénévolat constitue à donner de son temps librement et en dehors de son temps professionnelle pour une cause. Lorsque l’on parcourt mon Portfolio ou mon CV, on se rend compte que la plupart de mon expérience sur le web est bénévole. Entre envie d’aider, expérience non-négligeable et déception, un petit point s’impose…

Le regard sur le bénévolat

Je le martèle souvent: qui dit bénévolat ne veut pas dire amateur ! Mon expérience de bénévole est ma meilleure vitrine et ce qui a permis de sacrément pimper mon cv. Comme expliqué dans mon article sur mon « geekisme », j’ai commencé le bénévolat par passion. Jamais je ne me serais cru capable de faire du web, mon métier. Puis, j’ai repris mes études, j’ai eu 3 certifications en e-communication/e-marketing, chef de projet et droit numérique. Je me suis sentie légitime. (#CallMeHermione)

Concrètement, je suis dans le web depuis 2012, 4 ans, c’est non négligeable. 4 ans, où j’ai officié, en plus de mon travail en tant que rédactrice web et community manager. Pourtant, parce que je n’étais pas payée, il peut m’arriver (pas tout le temps, heureusement!) lors d’un entretien d’embauche de ne pas être prise au sérieux voire de devoir m’en justifier. Justifier de vouloir faire de sa passion, son métier….

On me demande souvent, pourquoi je fais autant de chose « gratuitement », comme si je laissais les autres profiter de moi et de mes compétences acquises avec le temps. Comme si je m’alourdissais sans rien avoir en retour.

Pourquoi je fais du bénévolat ?

Aujourd’hui, je ne fais pas de bénévolat pour les mêmes raisons qu’en 2012. Pourquoi ? Parce que j’ai un peu déchantée.

J’ai autour de moi 90% de passionnés, et avec le temps, j’ai su me créer mon cocon d’êtres artistes et/ou hypersensible. Bref, des gens qui me ressemblent. Lorsque j’ai décidé de me professionnaliser, je me suis rendue compte des opportunités qui s’ouvraient à moi. J’avais acquis des compétences, en autodidacte, qui pouvaient profiter aux autres pendant que moi je me faisais de l’expérience. Cela me permettait de rentrer dans le monde web, de faire des connaissances pendant que j’aidais des artistes ou la webcréation. Bon deal. C’est ainsi que je me suis retrouvée à écrire (pleins!) d’articles, créer des partenariats, faire des interviews, des dossiers de presse, ou encore être community manager pour une association. Les différentes certifications n’ayant fait que professionnaliser et compléter mon savoir.

Contrairement aux regards (d’incompréhension) portés, je ne fais pas cela « gratuitement » mais je me fais de l’expérience. Comme certains font des stages, moi je fais du bénévolat. C’est aussi simple que cela. Sauf qu’un stage fait plus « pro » sur un CV et c’est bien dommage. Mon parcours prouve que bénévolat ne rime pas forcément avec amateurisme.

Je fais donc du bénévolat dans un but altruiste. C’est là où j’ai un peu déchantée. Je pensais que là où il y avais du bénévolat, il y aurait aussi de la bienveillance et de la reconnaissance.  Petite naïve…

Surtout ne rien attendre en retour…

Le bénévolat, dans mon cas, est un peu un ROI (Retour sur Investissement). C’est du donnant-donnant. Je propose mon aide dès que je peux, parce que voir naître un projet, participer à quelque chose qui grandit,  y mettre juste sa passion et je trouve ça beau. La culture web étant un secteur nouveau et relativement libre, la majorité des projets sont bénévoles.

Alors quand on donne autant, on est parfois déçu du peu de reconnaissance voire même parfois de l’ingratitude. En 4 ans, je me suis rendue compte qu’il faudrait faire avec, même si cela donne parfois envie de jeter l’éponge. Le bénévolat n’est pas le monde de Oui-Oui. 

Etre bénévole ne mérite pas une reconnaissance éternelle mais un peu de gratitude ou un simple « merci » peut paraître normal. Et pourtant…. Il faudra faire avec certaines frustrations, des personnes que l’on aide qui peine à dire merci ou juste à diffuser ton portfolio pour t’aider à trouver un travail. Qui te demandent une exigence qu’eux-même n’ont pas. Ou qui congratulent (rayer les mentions inutiles): une personne jugée plus influente ou importante que toi mais qui, au final, n’a pas fait grand chose / la jolie fille qui arrive avec la bouche en cœur, pleine de promesse pour au final ne jamais les tenir / l’artisan qui a fait du bon boulot (payé lui!) à qui on s’empresse de faire de la pub / la petite amie qui a donné une idée « super génial » mais sans s’impliquer plus que cela dans le projet… (loooool)

L’être humain est ainsi fait, il ne voit ce qu’on lui apporte que lorsqu’il le veut bien.

Cela ne m’empêche pas de toujours faire les choses correctement et avec professionnalisme. Parce qu’au final, cela paye toujours un jour. J’en suis la preuve.

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